Surtoiture
Closoir bac acier et faîtage : les finitions qui comptent

Sur une surtoiture en bac acier, les tôles font l'essentiel de la surface, mais ce sont les finitions qui font l'étanchéité. Le closoir, le faîtage, les rives et le bas de pente ferment tous les endroits où le bac s'arrête.
Un toit neuf mal fini laisse passer le vent, la pluie poussée et les oiseaux. Voici à quoi sert chaque pièce, et ce que vous pouvez vérifier vous-même à la fin du chantier.
Closoir bac acier : à quoi sert-il ?
Un bac acier est ondulé ou nervuré. Quand il s'arrête sous le faîtage ou en bas de pente, ses ondes laissent une série de petites ouvertures entre la tôle et la pièce qui la recouvre.
Le closoir est la pièce qui bouche ces ouvertures. Il épouse la forme des ondes du bac et ferme le vide, un peu comme un joint taillé sur mesure.
Sans closoir, plusieurs problèmes apparaissent vite :
- le vent s'engouffre sous le faîtage et peut soulever des pièces mal fixées ;
- la pluie poussée par le vent entre par les ondes ;
- les oiseaux nichent dans les vides, avec les salissures qui suivent ;
- les rongeurs trouvent un passage vers l'intérieur du bâtiment.
Sur un bâtiment de stockage de récoltes, de semences ou de matériel, ce dernier point compte particulièrement.
Les différents closoirs
Il existe plusieurs familles de closoirs. Le choix dépend de l'emplacement et du besoin de ventilation.

- Le closoir en mousse se pose en bande sous le faîtage ou en bas de pente. Il est souple, s'adapte bien au profil du bac et ferme le vide de façon continue.
- Le closoir métallique est découpé au profil du bac. Plus rigide, il résiste bien aux oiseaux et aux rongeurs.
- Le closoir ventilé ferme le passage aux animaux et à la pluie, mais laisse circuler l'air. Il sert sur les bâtiments qui ont besoin d'évacuer l'humidité.
Chaque mousse de closoir épouse les ondes d'un seul modèle de bac. Avec un modèle mal assorti, des fentes restent ouvertes et les oiseaux passent.
Faîtage bac acier : la pièce du sommet
Le faîtage est la pièce pliée qui coiffe le sommet du toit, à la rencontre des deux versants. Il recouvre le haut des bacs et protège la ligne de jonction.
Sur une surtoiture, il est fixé sur l'ossature neuve, avec des closoirs de chaque côté. Il doit recouvrir suffisamment les bacs pour que la pluie ne remonte pas dessous, même par vent fort.
Sur les bâtiments agricoles, on rencontre deux grandes options :
- le faîtage plein, qui ferme complètement le sommet ; c'est le cas le plus courant sur un bâtiment de stockage ou un chai ;
- le faîtage ventilé, qui laisse sortir l'air chaud et humide tout en arrêtant la pluie ; il se justifie quand le bâtiment produit beaucoup d'humidité.
Sous le nouveau faîtage, l'ancien demeure, avec les plaques qu'il coiffait. Le choix du faîtage neuf tient compte de cette configuration, pour que l'air ne reste pas piégé entre les deux couvertures.
Rives et bas de pente : les bords du toit
Les rives sont les bords latéraux du toit, côté pignon. La rive de bac acier est une pièce pliée qui coiffe le dernier bac et descend sur le pignon.
Elle protège le bord contre le vent, qui cherche toujours à soulever la tôle par le côté.
À l'égout, le bac dépasse assez pour que l'eau finisse dans la gouttière ou le chéneau sans couler sur la maçonnerie. C'est aussi là qu'on pose un closoir pour fermer les ondes.
Sur une surtoiture, ces bords demandent un soin particulier. L'épaisseur ajoutée par l'ossature et le bac neuf change la hauteur du toit. Les rives doivent couvrir l'ensemble, y compris le bord de l'ancien fibrociment.
Le raccord avec la zinguerie se prépare donc dès le début, comme nous l'expliquons dans notre article sur les chéneaux et gouttières.
Les points à vérifier en fin de chantier
Vous n'avez pas besoin de monter sur le toit pour juger des finitions. Depuis le sol, un regard attentif suffit pour repérer l'essentiel :
- la ligne de faîtage est droite d'un pignon à l'autre, sans pièce décalée ;
- les rives sont continues, bien plaquées, sans tôle qui dépasse à nu ;
- les closoirs ne laissent pas de jour visible sous le faîtage, vus depuis l'intérieur du bâtiment ;
- le bas de pente déborde au-dessus de la gouttière ou du chéneau ;
- aucune pièce ne vibre ni ne claque par vent moyen.
Un bâtiment vu de l'intérieur par temps clair est un bon test. Si la lumière passe sous le faîtage par une série de petits points, les closoirs manquent ou sont mal posés.
Pourquoi les finitions pèsent dans le devis
Les finitions prennent du temps. Chaque faîtage, chaque rive se plie ou se commande au bon profil, et se pose à la main, pièce par pièce. Sur un toit avec plusieurs pentes, des appentis ou des raccords entre bâtiments, ce temps augmente encore.
C'est pourquoi les finitions apparaissent souvent sur une ligne à part, au mètre linéaire.
Comparer deux devis sans regarder ces lignes, c'est risquer de comparer un toit fini avec un toit qui ne l'est pas. Ce qui fait le prix d'une surtoiture reprend ces postes un par un.
Sur nos chantiers, faîtage, rives et closoirs font partie de la surtoiture bac acier sur fibrociment que nous chiffrons, avec le reste du toit.


