Surtoiture
Recouvrement bac acier : côté et bout, sans fuite

Un toit en bac acier n'est pas une seule tôle : c'est une succession de bacs qui se chevauchent. Ces chevauchements, les recouvrements, sont les endroits où l'eau pourrait passer si la pose est négligée.
Il en existe deux : le recouvrement latéral, entre deux bacs voisins, et le recouvrement en long, quand un versant demande deux bacs bout à bout. Voici comment chacun fonctionne.
Le recouvrement latéral : deux bacs côte à côte
Chaque bac se termine sur ses bords par une onde ou une nervure. Lors de la pose, l'onde de rive d'un bac vient recouvrir celle du bac précédent.
Ce chevauchement est conçu par le fabricant pour être étanche, à condition que :
- les deux ondes s'emboîtent bien sur toute la longueur ;
- les bacs restent parfaitement alignés, sans dérive au fil du versant ;
- les fixations de couture, quand elles sont prévues, sont posées au bon pas ;
- le sens de pose tient compte des vents de pluie.
Ce dernier point est souvent oublié. On commence la pose du côté opposé aux vents dominants, pour que chaque recouvrement tourne le dos à la pluie poussée.
Pourquoi un bac qui dérive finit par fuir
Sur un grand hangar, la dérive est le défaut le plus fréquent. Si le premier bac n'est pas posé parfaitement d'équerre, chaque bac suivant s'écarte un peu plus.

Au bout du versant, l'écart devient visible. Les ondes ne s'emboîtent plus franchement, le recouvrement s'ouvre en haut ou en bas, et l'eau trouve un passage.
C'est pourquoi le traçage du premier bac et le contrôle régulier de l'alignement font partie des gestes clés. Sur une surtoiture, l'ossature neuve, bien réglée, aide à garder ce plan droit.
Sur nos chantiers, nous vérifions l'alignement à intervalles réguliers, pas seulement au premier et au dernier bac. Un écart repéré tôt se corrige en quelques minutes ; un écart découvert en fin de versant oblige à reprendre plusieurs bacs déjà fixés.
Le recouvrement en long : quand le versant est trop grand
Certains hangars ont des versants si longs qu'un bac d'une seule pièce ne serait pas raisonnable à transporter ou à lever. On pose alors deux bacs l'un au-dessus de l'autre.
Le bac du haut recouvre toujours le bac du bas, jamais l'inverse. L'eau descend la pente et passe par-dessus la jonction sans jamais la remonter.
Ce recouvrement demande plus de précautions que le latéral :
- une longueur de chevauchement suffisante, selon la pente et les prescriptions du fabricant ;
- souvent un complément d'étanchéité dans le chevauchement, sur les pentes faibles ;
- une jonction placée au droit d'une panne de l'ossature, pour que les deux bacs soient fixés ensemble.
La position de cette jonction se décide avant la commande des bacs. Elle dépend de la longueur du versant, des possibilités de livraison et de l'accès au bâtiment, souvent limité dans une cour de ferme ou au bout d'un chemin.
Pente faible, recouvrement plus soigné
Sur un toit presque plat, l'eau traîne et finit par trouver la moindre fente. Les recouvrements y sont plus sensibles.
Sur un toit peu pentu, le choix du profil de bac, la longueur de recouvrement et l'ajout d'un complément d'étanchéité se décident ensemble. Nous suivons pour cela les documents techniques du fabricant du bac retenu.
Si vous avez un doute sur la pente de votre hangar, nous la relevons à la visite. C'est l'une des premières mesures que nous prenons.
Ce que vous pouvez vérifier vous-même
Une fois le toit posé, certains défauts de recouvrement se voient depuis le sol ou depuis l'intérieur.
- Depuis le pignon, les ondes doivent former des lignes droites et parallèles jusqu'au faîtage.
- Depuis l'intérieur, par temps clair, aucun filet de lumière ne doit passer entre deux bacs voisins.
- Après une pluie poussée par le vent, aucune trace d'eau ne doit apparaître sous les jonctions.
- Sur les jonctions en long, le bac du haut doit bien recouvrir celui du bas, sans bord relevé.
Sur une surtoiture, l'ancien fibrociment reste dessous et masque une partie de la vue depuis l'intérieur. Les contrôles se font donc aussi par le dessus, à la réception du chantier.
Un détail qui fait la durée du toit
Les recouvrements ne coûtent presque rien à bien faire : ils demandent surtout du soin et de la méthode. Ils coûtent cher quand ils sont mal faits, car la fuite apparaît souvent loin de sa cause.
Pour voir comment ces gestes s'intègrent dans l'ensemble du chantier, lisez les six étapes d'une surtoiture. Les finitions qui ferment le toit à ses bords sont décrites dans notre article sur le closoir et le faîtage. Pour un devis, rendez-vous sur la page contact.


