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Surtoiture

Fixation bac acier en surtoiture : du bac à la panne

4 min de lectureSurtoiture
Fixation bac acier en surtoiture : du bac à la panne

Sur une surtoiture, le bac acier ne tient pas grâce au fibrociment : il tient grâce à une chaîne de pièces qui descend jusqu'à la charpente. Chaque maillon compte, de la vis visible sur le toit jusqu'à la panne cachée dessous.

Savoir comment le bac tient à la panne vous donne les bonnes questions face à un devis. La voici, maillon par maillon.

Premier maillon : la vis du bac

C'est la seule pièce que vous voyez une fois le toit fini. Elle traverse le bac neuf et le fixe sur l'ossature.

Une vis de bac acier n'est pas une vis ordinaire. Elle porte une rondelle d'étanchéité, souvent un joint sous une coupelle métallique, qui vient s'écraser sur la tôle au serrage.

Ce serrage est un geste précis :

  • trop serré, le joint s'écrase, se fend et finit par laisser passer l'eau ;
  • pas assez serré, le joint ne plaque pas et l'eau s'infiltre autour de la tige ;
  • posée de travers, la vis ne plaque le joint que d'un côté.

Les vis se placent aussi au bon endroit du profil. Selon le bac et la zone du toit, elles se posent en sommet d'onde ou en creux, suivant les prescriptions du fabricant.

Deuxième maillon : l'ossature neuve

Entre le bac et l'ancien toit, l'ossature forme une structure intermédiaire. Elle est faite de profilés posés perpendiculairement à la pente, que l'on appelle souvent pannes de surtoiture ou lisses.

Deuxième maillon : l'ossature neuve

Son rôle est double. Elle crée un plan de pose bien réglé, au-dessus d'un fibrociment qui n'est jamais parfaitement plan. Et elle transmet les efforts du bac neuf vers la charpente existante.

L'ossature permet aussi de rattraper les défauts du vieux toit. Un versant légèrement creusé, une panne qui a un peu fléchi : le réglage de l'ossature redonne un plan régulier au bac neuf.

Le matériau et la section de l'ossature se choisissent selon la portée entre les pannes d'origine et le bac retenu. Une ossature trop légère fléchirait entre deux appuis ; une ossature bien dimensionnée reste invisible une fois le toit posé, et c'est tant mieux.

Troisième maillon : l'ancrage à travers le fibrociment

C'est le passage délicat. L'ossature doit s'ancrer dans les pannes d'origine, sous le fibrociment. Les fixations traversent donc l'ancien toit.

Ces perçages sont les seuls gestes faits sur le fibrociment. Ils sont peu nombreux, placés au droit des pannes, et réalisés selon un mode opératoire écrit, dans le cadre de la sous-section 4.

Le cadre de la sous-section 4 est expliqué règle par règle dans ce guide. Sur le toit, cela signifie des outils adaptés, des protections et des déchets gérés, à chaque point d'ancrage.

Quatrième maillon : la panne d'origine

Au bout de la chaîne, la panne de la charpente existante reçoit tout. C'est elle qui supporte le poids de l'ossature et du bac, et qui résiste à l'arrachement par le vent.

D'où l'importance de son état. Une panne bois fendue ou attaquée, une panne acier rongée par la rouille ne tiendra pas la fixation comme il faut. Le maillon le plus solide ne sert à rien si le dernier cède.

Voilà pourquoi nos visites commencent sous le toit, pas sur le devis. Les points de contrôle sont détaillés dans notre article sur la charpente de hangar avant surtoiture.

Le vent, l'ennemi principal des fixations

On pense souvent au poids du toit. Mais sur un hangar, c'est le vent qui sollicite le plus les fixations, et en particulier l'aspiration qui tend à soulever la couverture.

Cet effort est plus fort à certains endroits :

  • les rives, côté pignon, où le vent s'engouffre ;
  • les angles du toit, là où deux bords se rencontrent ;
  • le faîtage et le bas de pente sur un hangar ouvert ;
  • tout le toit d'un hangar ouvert sur un ou plusieurs côtés, où le vent entre aussi par-dessous.

Ces zones reçoivent davantage de fixations que le milieu du versant. Le nombre et la position des vis se décident selon les prescriptions du fabricant du bac et la situation du bâtiment.

Ce qu'il faut regarder sur votre devis

Vous n'avez pas à calculer vous-même ces fixations. Mais un devis sérieux doit permettre de comprendre comment le toit tiendra.

Posez ces questions à l'entreprise :

  • Quelle ossature est prévue, et comment est-elle ancrée dans la charpente ?
  • Les zones de rive et d'angle reçoivent-elles des fixations renforcées ?
  • La charpente a-t-elle été regardée avant de chiffrer ?
  • Les vis de bac sont-elles adaptées au profil choisi ?

Une réponse claire à ces quatre questions montre que la chaîne a été pensée jusqu'au bout. Pour nous décrire votre bâtiment, passez par la page de notre surtoiture bac acier sur fibrociment.

FAQ

Questions fréquentes

Le bac acier est-il vissé dans le fibrociment ?

Non. Le fibrociment ne porte rien. Le bac est fixé sur une ossature neuve, elle-même ancrée à travers le fibrociment dans les pannes de la charpente.

Les vis d'un bac acier fuient-elles avec le temps ?

Une vis bien choisie et bien serrée, avec sa rondelle d'étanchéité, reste étanche. Les fuites viennent surtout de vis trop serrées, pas assez serrées ou posées de travers.

Peut-on réutiliser les anciens crochets du fibrociment ?

Non. Les anciens crochets et tire-fonds restent en place avec le fibrociment, mais la surtoiture a ses propres fixations, neuves, dimensionnées pour elle.

Visite du bâtiment et devis sur rendez-vous

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